Archives mensuelles : avril 2017


Une nouvelle identité graphique : l’Abbaye Royale de l’Epau

Afin d’illustrer son nouveau positionnement culturel et patrimonial et souligner son appartenance territoriale, le Département de la Sarthe a souhaité repositionner l’abbaye sur un socle historique et solide, tout en dotant le lieu d’une nouvelle identité visuelle. Les recherches du Père Michel Niaussat, moine cistercien et historien de l’abbaye depuis 1978, ont mises en évidence le caractère royal de l’édifice à travers un ouvrage sur l’abbaye cistercienne (L’abbaye Royale de l’Epau, aux éditions Libra Diffusio). De plus et pour la première fois de son histoire, le site se voit doter d’un logo et d’une véritable chartre graphique insufflant un vent de modernité sur le site.

Villers : du vin « de l’abbaye » à l’abbaye

La nouvelle boutique de l’abbaye rencontre un franc succès depuis son inauguration en juin dernier. Une nouvelle dynamique a été construite pour le nouvel espace boutique de 80 m² intégré au centre du visiteur. Un espace a été dédié aux publications en rapport avec le patrimoine et les plantes médicinales que l’on retrouve dans les différents jardins de l’abbaye. Un espace a été dédicacé aux produits de bouche. Une partie de la boutique a été consacrée aux produits dérivés du houblon à la marque de l’asbl Abbaye de Villers-la-Ville. Un espace souvenir a été réservé pour les adultes et les enfants. Parmi les derniers produits proposés à la boutique, les vins du Domaine de Mellemont : trois vins belges sont venus s’ajouter aux vins d’Abbayes que nous vendons déjà. Il s’agit des vins du Domaine de Mellemont, qui était une ancienne ferme de l’Abbaye de Villers et qui est située à Perwez (Brabant Wallon).

Fontaine-Guérard : Empreintes et transparences

1er – 28 juillet, exposition de peinture de Mireille Le Bail et Akira Inumaru. Mireille Le Bail construit un monde de couleurs. L’artiste essaye d’approcher « l’esprit de solitude » et « les divines blessures » de la vie des moniales de Fontaine-Guérard. De grands panneaux de soie devenant des vitraux, des visages suggérés, des mots qui interrogent, ce monde de transparence joue avec le soleil des jeux de lumière un peu fantomatiques… fantôme de Marie de Ferrières, assassinée en l’abbaye, dont la robe symbolisée exprime le coté sensuel et violent de la vie, à l’opposé d’une vie consacrée à la recherche de la lumière. Akira Inumaru met en scène la vie végétale dont il interroge les métamorphoses sous l’action du soleil. A l’aide d’une loupe qui capte les rayons, il brûle le papier à l’endroit des ombres, créant des empreintes tout en explorant les formes colorées qui révèlent une imagerie fantastique et poétique. Il entretient avec les objets de ses études des dialogues à la fois charnels et spirituels. Les cycles de vie et de mort se fondent dans celui toujours mouvant de la matière. La complicité de l’art et de la botanique fait ici des merveilles.