Procès-verbal de l’Assemblée Générale (Piedra, 14 avril 2018)

Abbayes présentes : Piedra, Herkenrode, Morimond, ND du Bosquet, Koad Malouen, ND du Val, Tabosa, Alcobaça, S. Cristovao, Escaladieu, Coz, Tiglieto, Lorvao, Chiaravalle della Colomba, Collège des Bernardins, Heisterbach, Casbas, Oia, Villers, Beauvais, Valloires, Poblet, Clairvaux, Aumône, Fontmorigny, Valmagne, Vauluisant, S-Maurice de Carnoët, Preuilly, Roosendael, Logumkloster, Bierzwnik, Clairefontaine, Cordemois, Esrum, Pontigny, Fontfroide, La Prée, Montheron, Porta

 

Abbayes représentées : Fontaine-Guérard, La Clarté-Dieu, Loc Dieu, La Ramée, Beaupré, Noirlac, Cîteaux, Breuil-Benoît, Maulbronn, Schönthal, Bebenhausen, Bad Herrenhalb, Heiligkreuztal, Salem, Altenberg, L’Etoile, Grandpré, Herrevadskloster, Nydala, Skokloster, Askeby, Herkenrodehoeve, Langonnet, Le Relec, Timadeuc, Vignogoul, Marianova, Klobacz, Montederramo, Meira, Valeserena

 

40 abbayes sont présentes et 31 sont représentées. Le quorum nécessaire est atteint pour tenir l’Assemblée Générale Extraordinaire et l’Assemblée Générale Ordinaire. En préambule, il revient au Président d’honneur Jean-François Leroux de saluer la mémoire de membres récemment disparus : M. Daniel Legrand, qui a géré une petite abbaye avec des moyens extrêmement limités, Fontaine-Jean à côté d’Orléans ; M. Bernard Boucher qui avec son épouse a fait vivre la mémoire d’une abbaye aujourd’hui pratiquement disparue, Signy, dans les Ardennes, et enfin M. Nicolas d’Andoque, décédé voici quelques semaines, co-fondateur de la Charte. L’Assemblée a une pensée pour lui et en particulier pour son épouse Christiane et ses enfants.

AG extraordinaire

Rapport de Dominique Mangeot (verbatim)

L’objet de cette AGE est de vous demander de soutenir largement la résolution qui a déjà été votée à l’unanimité par votre CA lors d’un conseil extraordinaire qui s’est tenu à l’abbaye de Pontigny le 15 mars dernier. Cette résolution formule le souhait de modifier à titre temporaire sur une période s’étendant de cette AG de Piedra au CA qui suivra la prochaine AG de Timadeuc nos statuts sur deux points : l’élargissement du nombre de participants au bureau au-delà du nombre prévu par nos statuts et le gel pendant cette période temporaire, du mandat de président, de la composition du bureau et du CA et du nombre d’administrateurs.

 

  1. Pourquoi et comment en est-on arrivé à vous faire cette demande ?

Trois mots me viennent à l’esprit pour définir l’année qui s’est écoulée depuis l’AG de Noirlac jusqu’à celle de ce jour (à Piedra) : elle fut vécue pour ma part comme une année compliquée , tumultueuse et pleine d’incertitude au point de remettre en cause le maintien de la présence au sein de la Charte d’une partie importante de nos membres , et au final elle m’apparait aujourd’hui pleine de promesses pour et grâce à notre CA qui a su dépasser ses divergences et rester unis autour de François Launay pour tenter de proposer ces prochains mois une nouvelle étape de développement de la Charte à un niveau d’ambition comparable à celle des étapes précédentes.

J’en viens maintenant aux faits. Dans le trimestre qui a suivi notre AG de Noirlac en juin 2017, j’ai eu la désagréable surprise d’apprendre que mon état de santé m’obligeait à reconsidérer les responsabilités que j’assumais en divers domaines et en particulier la présidence de la Charte. J’en ai donc informé le bureau et le CA et nous avons ouvert un processus d’élection qui s’est déroulée le 4 octobre dernier. François Launay, sur la base de ce qu’il a présenté comme un programme d’orientation a été élu confortablement. (2 abst/13 pour / 3 contre) par le conseil d’administration. Si tôt après, l’élection d’un bureau par le même CA qui ne correspondait pas à la demande du nouveau président a été le facteur déclenchant et révélateur d’une crise profonde qui a failli détruire l’unité de la Charte. Cette incohérence ressentie par une partie du CA a eu pour conséquence de tous nous interroger. Était-il légitime et conforme à nos pratiques de voter largement pour un président et de la désavouer quelques minutes plus tard à propos de la composition du bureau qu’il proposait ? (à savoir un bureau restreint à minima de 4 membres, qui aurait été complété ultérieurement en fonction des futurs objectifs de la Charte).

A partir de cette contradiction s’est enclenchée toute une succession de faits incluant la démission de François Launay (remise en question par une lettre suspensive le lendemain), la prolongation souhaitée à l’unanimité du CA de mon mandat de président ce que j’ai accepté de faire , puis quelques jours plus tard la réception de lettres officielles des abbayes allemandes puis des abbayes bretonnes, (soit une quarantaine d’abbayes membres) insistant sur leur incompréhension, les conduisant à considérer leur retrait de notre Charte, et me demandant avant de le confirmer , d’assumer une médiation acceptable par une majorité du CA. J’ai également pu mesurer ces derniers mois, au travers de différents courriels ou contacts téléphoniques avec plusieurs de nos membres faisant ou non partie du CA combien ils étaient inquiets de la tournure des évènements et du risque d’éclatement de la Charte.

Je me suis donc mis au travail avec l’espoir d’apporter une solution qui préserve l’unité de la charte en dialoguant avec tous les membres du CA qui le souhaitaient , en faisant appel au Comité des Sages (comité des fondateurs et du président d’honneur dont nos statuts prévoyaient qu’il se réunisse en cas de difficultés majeures) en approfondissant le pourquoi et le comment des questions en suspens et en rédigeant une proposition de médiation respectueuse du droit ,équilibrée au regard des différences d’opinions exprimées et qui n’exclue personne et en conséquence susceptible d’être soutenue par une majorité des membres du Conseil d’administration. Tout a été mis sur la table avec l’intention d’éviter le double piège soit d’agir en autocrate soit de ne pas agir en laissant se développer les conditions d’une discussion sans fin qui aurait été destructrice pour la Charte.

Ce processus nous a permis de sortir de cette crise qui paralysait notre CA, le rapport de médiation et la résolution qui en découlait ont été acceptée et votée à l’unanimité le 15 mars dernier, et nous avons pu enfin retrouver la sérénité collective nécessaire pour amorcer une nouvelle réflexion.

  1. Au-delà de ce processus de médiation, quelles réflexions peut-on tirer de cette crise ?

Une crise est toujours révélatrice d’opportunités et je suis convaincu que celle-ci s’inscrit dans la logique de développement de toute entreprise humaine. Je crois profondément que celle-ci va nous permettre de tourner la page écrite par les fondateurs non pas qu’ils aient démérités mais par ce que nous sentons bien au stade de développement qui est le nôtre aujourd’hui, qu’il nous faut franchir une nouvelle étape. La difficulté est que nous n’avons pas tous la même vision du devenir de la Charte ni la même vision de la manière d’assurer son leadership.

Pour ce qui me concerne, je suis très attaché à ce qu’elle évolue tout en respectant ce qui a fait jusqu’alors notre force et notre attractivité :

Notre Charte est originale par ses objectifs (la valorisation du patrimoine cistercien), par sa composition (actionnariat et statuts variés), par la diversité de ses champs d’action (network européen sur des thématiques culturelles, sociales, religieuses, historiques, économiques, environnementales, …). Elle s’est construite sur quelques idées simples : la proposition de services (stages de formation, media d’intercommunication tels les livres, documents, news, cister.eu, …), le rassemblement autour de valeurs partagées (Charte des valeurs signée par tous les membres), des rencontres régulières (AG, voyages post AG réunions thématiques et/ ou régionales), l’ensemble géré d’une façon bénévole et avec l’ambition d’une certaine convivialité. Tout cela nous a conduit à ce que nous représentons aujourd’hui après 25 ans d’existence, environ 200 sites (160 à 230 ?) issus de 12 nationalités européennes rassemblées dans une association de droit français (loi 1901) qui se réfère à des statuts régulièrement actualisés (ces dix dernières années à Alcobaça puis Clairefontaine et aujourd’hui sans doute à Piedra).

Je trouve nécessaire que la Charte comme toute entreprise humaine, évolue et adapte ses objectifs, sa manière d’opérer et de communiquer, et ses statuts aux réalités actuelles, mais à la condition de ne renier ni ses valeurs, ni son histoire ni ses racines fondatrices.

Après l’ère des fondateurs place maintenant aux développeurs. C’est le défi que va relever François Launay avec l’aide du bureau et le soutien du CA.

  1. Conclusion

Votre CA et moi-même comptons sur un large soutien de votre part. La résolution que nous vous demandons de soutenir par votre vote dans cette AGE, je vous le rappelle, est issue du rapport de médiation présenté au CA du 15 mars dernier, qui a déjà été accepté et voté dans son intégralité (exception faite d’une légère modification sur la durée de la période transitoire), à l’unanimité des membres du CA présents ou représentés.

  • parce qu’elle réintègre tous les membres du CA dans un processus positif
  • parce qu’elle n’exclue personne en appelant tous les membres du CA volontaires à intégrer le bureau et
  • parce qu’elle nous garantit une période de stabilité indispensable pour nous atteler tous ensemble au travail de fond dont la Charte a besoin pour évoluer et préserver son unité.

Merci de votre attention.

Echanges

 

  • David Colling (Clairefontaine) : cette explication était nécessaire pour que l’AG puisse essayer de se positionner en connaissance de cause. Deux questions sont posées. Pourquoi le gel du CA dans son nombre ? Sachant que plusieurs membres avaient postulé pour être membre du CA cette année, est-ce qu’on gèle ou on refuse leur demande de candidature ?
    • Dominique Mangeot a essayé de donner sur le récit de cette crise ce que pouvait être une position moyenne. Il est bien clair que l’AG a droit à une information complète, et pour la bonne règle il tient une quarantaine de feuilles à disposition de tous ceux qui le souhaitent. La proposition formulée tente de passer d’une position de combat à une position unanime.
    • Sur les deux questions posées :
      • Oui, dans la période qui s’étend jusqu’au CA qui suit Timadeuc, la résolution demande le gel du nombre d’administrateurs : c’est le temps d’une stabilité pour travailler dans la sérénité et faire évoluer la Charte dans différents domaines. Lors du dernier CA de deux jours à Pontigny, une première mise à plat a eu lieu sur les statuts. Pourquoi être 18, et pas 42 ou seulement 2 ? Tout cela doit être discuté
      • Quant aux personnes qui ont déjà frappé pour être membres, il existe déjà un relais de communication pour éviter que des pays qui n’ont pas d’administrateurs au CA soient isolés : Piedra (Espagne), Alcobaça (Portugal), Tiglieto (Italie), et à présent Bierzwnik (Pologne), font déjà comme observateurs le relais des abbayes de leur pays auprès du CA. Et si un observateur ne vote pas, il participe activement au débat, et le CA travaille toujours dans une logique de consensus, et non de majorité contre opposition. Personne donc n’est refusé comme candidat administrateur, mais il faut d’abord faire le point sur la révision de nos statuts.
    • Michel Latour, Président des Amis de Morimond, rappelle qu’il ne fait pas partie du CA et dit avoir appris ces péripéties douloureuses il y a un mois. Après un mouvement de peur à l’idée que la Charte ne disparaisse, il est heureux d’apprendre qu’une issue a été trouvée à la crise et dit sa confiance au CA.
    • Walter Osswald (Lafoes) n’a pas d’opinion faite sur la proposition de modification des statuts. Ce qui l’intéresse, c’est de dire qu’on a besoin d’une révision plus large des statuts et que, pour cela, il est nécessaire d’avoir une AGE en Bretagne, ouverte à la collaboration de tous les adhérents quant aux propositions, de façon à ce que le Bureau et le CA puissent faire voter l’AG à Timadeuc. Il y a des problèmes qui doivent trouver des solutions, et il faut faciliter les communications. La communication du Bureau avec les adhérents est inexistante en dehors des AG. Le Bureau devrait envoyer régulièrement des infos. Bureau et CA ne connaissent pas les questions et les solutions des membres. Avec les statuts présents l’AG peut choisir les administrateurs et c’est tout ; il n’y a pas d’influence sur le Bureau. L’AG devrait pouvoir faire l’élection des responsables du Bureau. Il sait bien que les Bureaux successifs ont fait ce qu’ils pouvaient, en tant que bénévoles et avec une importante charge de travail. Mais ça peut devenir bien meilleur si, un ou deux mois avant l’AG de Timadeuc, on peut voir les infos et les retours des membres.
      • Dominique Mangeot répond que la question est pertinente, mais que notre association répond avec ses moyens : l’AG élit des administrateurs qui sont censés représenter la diversité. C’est effectivement une forme de démocratie représentative. Parfois la communication est suffisante (ex. la Charte des valeurs a été faite par le biais de consultations régionales), parfois pas. C’est à son opinion le système représentatif qui marche le mieux. Par contre il est bien d’accord pour qu’il y ait une communication améliorée. A Pontigny, comme François Launay l’expliquera, un atelier a été mis en place consacré à la communication, à charge pour les responsables de cet atelier d’aller vers la base. C’est le même processus pour les statuts. Mais chaque membre a toujours la possibilité de faire des propositions sur tel ou tel sujet. Il conseille donc de prendre contact avec les cinq personnes en charge de l’atelier communication, ça aidera leur travail.

 

Résolution sur la modification des statuts

  • Michel Dubuisson rappelle en préambule que ne peut prendre part aux votes qu’un seul représentant par site en ordre de cotisation
  • Résolution : L’Assemblée Générale extraordinaire de l’association Charte européenne des abbayes et sites cisterciens, réunie à l’abbaye de Piedra (Espagne) le 14 avril 2018, confirme le vote à l’unanimité par le Conseil d’administration de la proposition présentée par Dominique Mangeot, président en exercice au 15 mars 2018, dite “Option B amendée”, faisant suite à son rapport de médiation (Cf. Courrier aux membres du CA : médiation et propositions – 17 février 2018), et modifiant l’article 3 de nos statuts, deuxième paragraphe du 3.3., selon la rédaction suivante : « Le bureau est composé du président, du vice-président, du secrétaire et du trésorier, ainsi que de l’ensemble des autres membres du Conseil d’administration qui l’ont souhaité. Le terme du mandat du président, celui de cette nouvelle composition du bureau, ainsi que le blocage du nombre d’administrateurs à dix-huit ne pourront être modifiés avant le Conseil d’administration qui suivra l’Assemblée Générale de Timadeuc (France) se déroulant en 2019. »
  • Sous réserve du décompte des pouvoirs à confirmer, les résultats suivants sont annoncés : 40 abbayes présentes physiquement, 31 pouvoirs au vue des pièces paraphées [33 annoncés], soit 71 abbayes présentes ou représentées après confirmation. La majorité s’établit donc à 36 suffrages après confirmation.
    • 4 abstentions
    • 11 votes contre de la part d’abbayes présentes + 11 votes liés aux pouvoirs [14 annoncés], soit un total de 22 votes contre [25 avant confirmation]
    • 45 se prononcent favorablement [44 avant vérification]
  • La modification statutaire est approuvée.

AG ordinaire

 

Rapport moral du Président François Launay (verbatim)

Dominique vous a expliqué nos difficultés. Vous avez adopté la résolution permettant à la Charte de fonctionner et d’éviter l’éclatement. Je ne reviendrai pas là-dessus.

Dominique Mangeot a été désigné comme président d’honneur de la Charte et demeure membre de notre Conseil en tant que représentant de l’abbaye de Fontmorigny. Je veux ici lui rendre, en votre nom, l’hommage sincère que nous devons à l’un des fondateurs de la Charte. Voici bientôt trente ans, son opiniâtreté, sa pugnacité à développer notre association en Europe tout en préservant nos valeurs et nos principes fondateurs, sa détermination à protéger notre cohésion constituent un bel exemple sur lequel je m’appuierai durant le mandat que j’entreprends.

Cette année écoulée depuis notre AG de Noirlac aura été une étape de transition. Une étape compliquée, mais s’il y a une chose bien claire, c’est que la cohésion retrouvée de votre Conseil d’administration est aujourd’hui face à une obligation, non seulement d’intentions, mais une obligation de résultats.

C’est ce à quoi nous allons nous efforcer dans les mois et années qui viennent. Vous avez un Conseil d’administration qui est décidé à agir ; il faut s’en féliciter et l’encourager.

Prenons alors positivement cette sorte de catharsis dont vous avez été épargnés. Elles nous obligent à nous poser les bonnes questions et à trouver les bonnes réponses.

S’est-il agi d’une crise de croissance ? Dans un certain sens, oui !

Effectivement, la Charte n’est plus seulement une amicale réunissant quelques passionnés. Notre association s’est développée en nombre et son extension géographique est une réalité ; des tensions n’ont donc rien d’illogique.

Mais, correctement gérées, je veux croire que tout cela s’avèrera positif dans le temps, pour peu qu’on sache les transformer en ressources fécondes au service de l’ensemble des sites adhérents.

Aujourd’hui, quel doit être l’objet de toute notre attention ?

Reconnaissons qu’après ces presque trois décennies d’existence, nous bénéficions de solides piliers sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour préciser nos orientations et notre mode d’organisation.

Ces piliers sont résumés dans l’énoncé des sept valeurs de notre Charte, et dans une série de principes qui structurent nos actions.

En soi, ces valeurs — la préservation du patrimoine cistercien ; sa valorisation ; le respect de l’esprit des lieux dans une approche laïque ; l’éducation ; la recherche ; l’échange, le partage et la transmission — tracent des perspectives, car elles identifient notre raison d’être et d’agir.

En les prônant – sans aller jusqu’à les prêcher – nous nous définissons vis-à-vis de nous-mêmes comme au regard des tiers. Ces valeurs ne sont pas à prendre au sens d’un trésor sur lequel on s’endort ; il serait plus juste de les prendre au sens de règles et de moyens qui n’ont d’intérêts que si nous en faisons fructifier tout le potentiel qu’elles recèlent.

Autrement dit, ces valeurs ne sont pas des dogmes fermés, mais des repères ; des repères pour cadrer nos actions autant que pour asseoir notre dialogue avec tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont concernés par notre objet associatif.

Mais, ce qui fait sens au sein de la Charte ne se résume pas aux seules valeurs. Notre organisation s’appuie sur un certain nombre de principes :

— Le principe d’indépendance : la Charte ne soumet pas son action aux désidératas d’organisations tierces ou d’intérêts particuliers, qu’ils soient collectifs ou individuels, idéologiques ou autres.

— Le principe d’égalité : tous nos sites adhérents sont égaux en droit et en devoir. Aucun privilège ne pouvant et ne devant être accordé du fait d’un statut distinctif de propriété, de la taille d’un monument, de son degré de conservation, ou de sa position dans les filiations, etc.

— Le principe de non-ingérence : l’association garantit à ses adhérents sa parfaite neutralité dans les affaires des sites, à la réserve près que leurs pratiques soit en concordance éthique avec nos engagements, et qu’ils ne nuisent pas de manière directe ou indirecte à la Charte – ce qui évidemment pourrait remettre en cause leur adhésion ou du moins la suspendre.

— Le principe européen : la Charte s’inscrit dans l’histoire cistercienne. Elle est donc européenne, non au sens institutionnel, mais au sens continental du terme. Notre objet patrimonial est dissocié des États et des nations actuels sur les territoires desquels le monde cistercien s’est bâti. Autrement dit, nos adhérents ne représentent pas dans l’association le patrimoine matériel et immatériel français ou suisse ou polonais, ou que sais-je. Pour la Charte, il n’y a donc pas d’intérêts singuliers liés à l’appartenance à tel ou tel pays, il n’y a que des sites historiques cisterciens européens ; sites qui ont adapté le modèle global de l’Ordre aux conditions matérielles des territoires sur lesquels ils s’implantaient. L’enjeu pour notre association tient justement au fait que l’histoire cistercienne dépasse les simples frontières (sans les ignorer) et qu’elle doit intégrer l’interculturalité contemporaine pour mieux la dépasser. Là est notre vocation, où que nous nous situions sur notre vaste continent.

— Le principe du service et du bénévolat. Nous avons un devoir de service à l’égard de nos mandants. Chacun doit l’assumer selon ses moyens et ses possibilités. Considérons qu’être administrateur, président ou autre, est avant tout une charge et des responsabilités. S’en tenir à cette règle éthique de bon sens doit nous guider.

Ces valeurs et ces principes sont solides. Grosso modo elles font consensus. C’est en quelque sorte notre ADN profond ; le socle de notre éthique patrimoniale en regard des abbayes et sites cisterciens que nous gérons. Reste simplement à les avoir en tête, et les rappeler à tous de temps en temps, et en particulier lorsque des candidats se présentent pour solliciter leur adhésion à la Charte.

Ces valeurs et ces principes sont également précieux lorsqu’il s’agit, comme actuellement, de procéder à nos choix d’orientation. Car, ne nous y trompons pas, c’est cette éthique associée à notre réseau qui constituent la force de notre association.

Défendre nos valeurs et nos principes, agir dans l’intérêt de nos adhérents, développer en Europe une Charte en réseau, voilà la ligne de conduite que je me suis fixée. Je l’avais exposé en août dernier lors de ma candidature à la présidence, dans un document intitulé “Agir en Europe pour une Charte en Réseau” ; il sera bientôt disponible sur notre intranet, et chacun pourra le consulter. Ce n’est pas une bible, c’est une contribution au travail de réflexion du Conseil d’administration sur nos orientations ; travail que j’avais souhaité mettre en route dès mon élection.

Dominique et moi-même avons proposé au CA de travailler selon quatre grands chapitres :

‒ Les projets stratégiques et les coopérations inter-abbayes

‒ L’état du réseau, nos adhérents et notre capacité de financement

‒ Notre organisation et les incidences sur nos règles de fonctionnement

‒ La communication interne et externe et les services aux adhérents

Cette démarche collective a été engagée les 15 & 16 mars dernier à Pontigny. Chaque administrateur a pu exposer ses idées et ses observations. Les rapporteurs des quatre chapitres ont remis à tous les conseillers leurs synthèses, ainsi qu’aux observateurs.

Nous en sommes là. Dans les mois qui viennent, la prochaine étape consistera pour chaque atelier à travailler plus en profondeur pour qu’émergent dans chaque domaine des projets étayés.

D’un point de vue pratique, chaque atelier devra évaluer les suggestions actuelles et présentera au CA des choix argumentés. Nous travaillerons à partir d’une grille de sélection fondée notamment sur quelques critères clés. Par exemple :

— La conformité à nos valeurs, principes et règles,

— La détermination d’un ordre de priorité,

— La faisabilité en termes de ressources,

— Les conditions de mise en œuvre et de suivi,

— La durée de l’action, sa planification, ses responsables, etc.,

— Les résultats attendus en termes de retombées et la méthode d’évaluation retenue. Une première mise en commun par l’ensemble du Conseil est programmée pour juillet prochain. Je voudrais maintenant vous livrer quelques commentaires personnels afin de mettre en perspective ces quatre grands chapitres.

Le chapitre 1 « projets stratégiques et coopérations inter-abbayes » porte en filigrane la question de la qualification de notre réseau, de sa réalité, de sa portée, de la solidité des liens qui assure sa cohésion, de ses faiblesses et de ses forces, de son organisation et finalement de son devenir. Ce réseau constitue un acquis ; à charge pour nous de le préserver et de le rendre plus vivant encore.

Quel est notre souhait : qu’un maximum d’adhérents puisse trouver leur place dans notre réseau associatif et y tisser les liens qui s’accordent avec leurs propres stratégies patrimoniales.

Une évidence, certes. Mais est-ce la réalité ? Faisons preuve d’humilité : beaucoup de choses restent à faire.

Statistiquement parlant, nous savons qu’en moyenne seuls 30 à 40 % des adhérents ont des liens forts avec la Charte : participation plus ou moins régulière aux AG, envoi de stagiaires aux formations, contributions au Bulletin, évènements locaux sous le signe de la Charte, échanges directs avec le Président, etc.

J’observe que dans beaucoup de cas, ce lien fort est essentiellement vertical. Un site peut très bien avoir des participations fortes, mais méconnaître les sites implantés dans son environnement immédiat.

Ainsi, près des deux tiers de nos adhérents ont plutôt des liens faibles avec la Charte. C’est beaucoup ! Certes, il y aura toujours une partie des sites qui adhèreront uniquement pour montrer leurs sympathies vis-à-vis d’une idée, voire d’un homme-clé. Mais, la forte proportion actuelle pose problème si nous souhaitons dépasser le stade de l’amicale et accentuer la dimension associative de la Charte.

Comment et dans quelle direction devons-nous amplifier nos efforts pour réduire l’écart entre liens forts et liens faibles ?

Par nature une association est un réseau de fait. En s’élargissant comme c’est le cas aujourd’hui, ce réseau ne peut perdurer sans que se tissent entre ses membres des liens multiformes aux contours complexes. En se concrétisant autour de projets, ces liens librement noués stimulent autant l’intelligence collective que les facultés d’initiatives et la créativité.

Pour être tangible, le réseau Charte doit privilégier les coopérations autour de défis communs, petits ou grands. En même temps, les liens dynamiques d’interdépendance les plus divers qui se tissent, se font et se défont, rendent le réseau vivant.

Et si la cohésion globale du réseau s’avère indispensable, elle ne signifie pas uniformisation de l’action, mais unité dans la diversité. Autrement dit, loin de nous l’idée qu’il y ait un modèle à reproduire.

À chacun de prendre les initiatives qui lui semblent les plus à même de construire du lien associatif avec d’autres adhérents. À la Charte d’offrir à tous les moyens de les mettre en valeur dès lors qu’elles sont à même d’enrichir l’expérience collective.

Tournons-nous un instant vers l’histoire cistercienne. Peut-être l’organisation des filiations et les principes régissant leurs relations sont-ils à même d’enrichir notre réflexion ?

L’Ordre de Cîteaux, tel qu’il se structure à ses débuts, est un réseau arborescent autorisant la circulation des hommes et des connaissances grâce à de subtils équilibres de pouvoirs. Si elles sont autonomes, les abbayes qui couvrent alors les territoires d’Europe sont en effet intimement reliées entre elles par un maillage solide qui irrigue l’ensemble.

C’est la raison pour laquelle, même aujourd’hui encore, on ne peut pas réduire chaque ensemble monumental à leur seule unité, comme s’ils étaient isolées ou uniques. Elles formaient un tout vivant, contribuant autant à la dynamique de chaque monastère qu’à celle de l’Ordre. C’est ce qui constitue un aspect clé de la singularité de ce patrimoine en Europe.

L’idée de route cistercienne est donc beaucoup plus qu’une sorte de guide pratique pour touristes avertis. C’est une réalité inscrite dans les gènes de ce patrimoine dès les premiers temps de l’Ordre. Cette route traduit l’originalité des adaptations aux cultures locales de chaque monastère dans le cadre d’une unité globale, définie, stimulée et protégée par des règles générales simples et stables.

À l’image d’une empreinte multiséculaire indélébile, ces liens implicites relient, encore aujourd’hui, les territoires au continent européen.

Loin de nous la prétention consistant à vouloir reproduire ce qui s’est fait dans d’autres contextes historiques.

Pour autant, nous pouvons en tirer parti de cet ancrage et de ces liens qui relient les sites entre eux, à la fois sur les territoires et à travers le continent.

Imaginer que le réseau Charte se conçoive comme une sorte de monolithe est une fiction. Imaginer qu’il se forge et se renforce par le haut en est une autre ; cette étape nécessaire n’est plus d’actualité. Pour l’essentiel ce sont les liens qui se noués entre les abbayes et les sites qui nourriront le réseau Charte. C’est le déploiement d’une multitude de micro-réseaux qui assurera la transition entre une amicale réunissant des passionnés et une association européenne active sur le terrain.

Autrement dit, la Charte pour s’ancrer durablement dans le paysage culturel européen se doit d’être un réseau de réseaux, à la fois dynamique et se bâtissant dans le temps long.

Le rôle des instances de la Charte, de son président, de ses administrateurs n’est rien d’autre que d’initier ce mouvement et de l’accompagner. Et si nos instances s’engagent à piloter des opérations stratégiques, elles doivent les concevoir dans cette optique et avec ce but. C’est tout l’enjeu de nos réflexions actuelles sur ce sujet.

Bien évidemment, si nous pouvons prendre cette direction en 2018, c’est que nous pouvons nous appuyer sur un ensemble d’acquis.

Avec des moyens limités et grâce au bénévolat et à quelques prestations rémunérées de sites (Villers et Clairvaux), l’association offre aux sites adhérents des outils : bulletin trimestriel, site web, application mobile, formations en français et allemand, carte de la France cistercienne, etc.

Par parenthèse, notez que l’année tumultueuse que nous venons de traverser n’a pas empêché le “Bulletin de la Charte” comme l’internet d’informer ses lecteurs. Les liens avec les Itinéraires culturels pilotés par le Conseil de l’Europe ont été maintenus. Michel Dubuisson, notre secrétaire, vous en parlera tout à l’heure, et nous pouvons l’en remercier ici.

N’a pas été bloquée non plus la rentrée des cotisations. Remercions-en Gérard Beureux, notre trésorier.

L’intranet, comme outil de communication interne et d’assistance à la gestion, devrait être opérationnel d’ici la prochaine AG. C’est le fruit d’un travail collaboratif que j’ai conduit avec les abbayes de Villers et de Clairvaux.

Si nos outils doivent être améliorés et adaptés, de nouveaux services peuvent être imaginés. C’est l’objet du chapitre 4 du travail amorcé au sein du Conseil. Fermons la parenthèse…

Sans une connaissance pointue du réseau Charte, il serait difficile de prendre des initiatives réalistes. C’est l’objet du chapitre 2 des réflexions au sein du Conseil portant sur « L’état du réseau, nos adhérents et notre capacité de financement des actions ».

Disposer d’une typologie fine de nos adhérents est incontournable. Une telle photographie doit nous permettre d’évaluer les niveaux réels d’adhésion, autrement dit d’identifier les liens faibles, et les situer géographiquement.

On ne peut exclure d’utiliser le moyen d’un questionnaire axé sur la perception et les éventuelles attentes que ces adhérents ont vis-à-vis de la Charte.

Mais une prise de contact physique avec eux, si elle s’avère plus coûteuse en énergie serait bienvenue, et réserverait probablement quelques bonnes surprises.

Fort des résultats attendus, nous devrions être à même de prendre un certain nombre de décisions. Étant donné le nombre potentiel d’adhérents concernés, c’est une question que l’on ne pourra esquiver longtemps.

Dans une association comme la nôtre, le lien humain est essentiel. Si le CA doit prendre des initiatives, ce sera à nous tous de trouver localement ou régionalement la bonne approche, car il n’y a pas de recette magique. Toutes sortes de formes de contacts peuvent être entreprises ; l’important c’est qu’ils débouchent sur du lien fort, notamment horizontal.

L’organisation régionale peut être favorisée, au sens de région ou de Land, mais également de petits pays. Elle a deux avantages : la proximité relative des sites et dans certains cas, la langue parlée. Unité géographique et langue sont deux éléments essentiels constitutifs des cultures et facilitent le dialogue.

Cette approche permet des déplacements plus aisés et des économies. Pour autant, elle implique un bornage très rigoureux de notre organisation, car cela touche au fonctionnement profond de l’association et les écueils possibles sont importants : développement de tendances centrifuges, risques de division et guérilla autour des cotisations.

Faut-il aller dans cette direction ? Ce travail d’évaluation est essentiel et nous aidera dans nos choix. Il n’est pas non plus sans impact sur notre budget.

Plus de dix années que le niveau des cotisations n’a pas bougé, ce qui implique une baisse non négligeable en vertu de l’inflation. S’il n’est pas question de les augmenter cette année, nous devrons prendre des décisions en 2019.

Comme je l’ai indiqué, le chapitre 3 de nos réflexions porte sur le fonctionnement et notre organisation, avec les incidences éventuelles sur nos statuts et nos règles.

Voilà bien un sujet délicat à tous égards. Rien d’illogique puisque ce domaine vise à clarifier les compétences et à réguler le fonctionnement associatif. Bien évidemment, personne n’est naïf au point d’ignorer que la question du pouvoir est généralement en embuscade. Dans nombre d’associations, il est souvent l’objet d’une focalisation superlative.

Nos statuts – de droit français – ont été amendés plusieurs fois : Alcobaça en 2009 et Clairefontaine en 2014, notamment.

Jusqu’à une période récente, nos statuts et nos règles non écrites nous ont permis de fonctionner sans trop d’à-coups. Il s’est avéré qu’elles offraient des fragilités, possiblement interprétées comme des opportunités, mais allant clairement jusqu’à menacer de péril des pans entiers de ce qui avait été édifié avec patience depuis des décennies.

Si faire progresser nos règles est une affaire sérieuse, il vaudrait mieux ne pas se tromper d’approche.

Nos statuts et nos règles ont pour vocation première de nous permettre d’assumer notre objet associatif, tel que décrit notamment dans le préambule des statuts et la charte des valeurs.

La réalité, c’est que nos statuts ont plutôt correctement fonctionné jusqu’à l’an passé, parce que la pratique associative avait bâti en complément un ensemble de règles pratiques de fonctionnement. Or, ces règles, pour l’essentiel sont demeurées, soit non écrites, soit implicites.

Disons que ce caractère formel, non gravé dans le marbre, de certaines règles pouvait mettre en difficulté notre fonctionnement dès lors que le contexte changeait.

Mais, s’il faut en coucher certaines sur le papier, au nom de quoi ou de quels intérêts modifier en profondeur l’esprit de nos règles ?

Il me semble donc particulièrement important d’avoir en tête l’ensemble des enjeux.

Comme toute association dont le contexte évolue, son mode d’organisation et ses règles (écrites et non écrites) doivent être adaptés, voire transformés. Si ça coule de source, cela signifie que les évolutions futures de nos règles de fonctionnement – statuts et règlements – devront coller au réel en respectant quelques principes simples. En voici quelques-unes :

– La règle doit être la traduction de nos ambitions associatives et non l’inverse

– La règle se conçoit pour durer et ne vise pas des questions d’ordre conjoncturel,

– La règle doit être en harmonie avec la réalité tangible de la Charte,

– La règle ne doit pas fossiliser notre fonctionnement. Elle doit être dynamique et durable, flexible et agile. Monter une usine à gaz se révèlerait rapidement inapplicable et paralysant.

Toutes sortes de questions sont actuellement soulevées au Conseil d’administration, où les points de vue sont variés. Je veillerai à ce que toutes les options soient argumentées, évaluées, vérifiées du point de vue du droit et débattu, afin de tendre vers un consensus.

Le chapitre 4 de nos réflexions porte sur la communication, interne et externe, et sur les services aux adhérents. Les deux sont largement perfectibles autant sur le fond que sur la forme.

Sur le fond, la Charte est parfaitement légitime pour mettre en valeur, d’un point de vue patrimonial, la singularité cistercienne sur le continent européen.

Elle doit le faire en son nom propre, mais aussi en association avec le monde de la recherche et le monde éducatif, sans oublier, évidemment, nos liens essentiels avec les communautés cisterciennes de moniales et de moines.

Dans ces domaines, beaucoup d’initiatives sont envisageables. La Charte doit le faire également pour établir ou consolider les liens sur le terrain entre nos abbayes, d’une part, et les élus et la technostructure, d’autre part. Beaucoup trop d’élus locaux sous-estiment la chance qu’ils ont d’avoir une abbaye sur leur territoire, alors qu’elle concoure à la circulation touristique dans des zones qui, sans elle, demeureraient peu fréquentées.

Sur le plan interne, notre besoin de renforcer les échanges entre adhérents est une évidence. Nous avons besoin d’outils pour accompagner la communication à fois verticale et horizontale que nous souhaiterions plus dynamique dans le futur. L’intranet en gestation améliorera la situation, mais ne résoudra pas tout. Les outils, qu’ils soient traditionnels ou numériques, ne se substitueront jamais à la qualité et à l’efficacité des liens humains directs.

Sur le plan de la communication externe, c’est une affaire de choix et de moyens : qui voulons-nous atteindre ? Et pour diffuser quelles informations et quels messages ? Quels supports et quels coûts ? Le dossier est sur la table.

Et comment parler de communication sur le continent européen sans évoquer les langues ? Langues et cultures sont intimement liées. Les cultures émergent toujours dans une aire de proximité définie où la langue joue un rôle essentiel.

Alors que les langues sont par définition structurantes, l’appauvrissement culturel auquel nous assistons en Europe, ajouté à la dilution forcée par l’uniformisation globalisée, doit nous interpeller.

Certes, l’existence de multiples langues en Europe complique nos relations, mais si nous parlions tous le même idiome, il en serait fini de l’échange entre nos singularités qui est le propre d’une dynamique féconde des cultures.

Noyés dans le globish nous accepterions pour universel ce qui n’est jamais que de la pensée stéréotypée.

Voilà pourquoi, je suis favorable à l’usage des langues natives dans le dialogue et les échanges au sein de la Charte. C’est compliqué pour une microstructure associative comme la nôtre, c’est coûteux, mais c’est tout à fait indispensable dans le cadre interculturel européen où nous nous déployons.

En mars, nous nous sommes engagés dans une démarche positive. Si la cohésion de votre Conseil d’administration mérite encore qu’on y veille comme le lait sur le feu, je veux croire, sinon espérer que les intérêts supérieurs de la Charte l’emporteront sur toutes les autres considérations.

Les travaux du CA entamé les 15 & 16 mars ont produit toutes sortes de réflexions. Nous les poursuivrons durant cette année jusqu’à parvenir à des propositions recueillant le consensus le plus large possible.

Dès que ce sera mûr, nous nous tournerons en direction des adhérents lors de réunions régionales que nous organiserons, afin qu’ils réagissent et enrichissent nos propositions, puis nous reviendrons vers vous afin de vous les présenter lors d’une prochaine AG.

Voilà, mes chers amis, le programme qui nous attend et qui vous attend.

Si ce processus est indispensable, au final, sa réussite dépendra de votre implication. Et si aujourd’hui nous sommes fiers de la Charte, mettons toute l’énergie requise pour l’être encore plus demain.

Je vous remercie de votre attention.

Avant de clore mon intervention, j’ai plusieurs informations à vous transmettre.

En premier, trois anniversaires qui marqueront 2018 : les 900e anniversaires des abbayes de Fontenay, de Preuilly et de Trois-Fontaines. Les programmes des différentes manifestations sont sur leurs sites internet respectifs et sur notre site cister.net.

Mon deuxième point concerne notre prochaine notre Assemblée générale ; elle aura lieu en Bretagne. Le lieu central de l’évènement sera l’abbaye de Timadeuc où vit une communauté cistercienne de moines.

Cette assemblée sera organisée par l’association des abbayes cisterciennes de Bretagne membres de la Charte. La date n’est pas encore fixée et nos amis bretons se réunissent en mai prochain pour préparer cet événement, et nous vous en informerons.

 

Echanges

 

Agnès Desjobert (La Prée) demande que tous les adhérents de la Charte aient les noms des coordinateurs d’ateliers :

 

Projets stratégiques et coopérations inter-abbayes Etat du réseau : nos adhérents, notre capacité de financement Fonctionnement – réflexion sur notre organisation et incidences sur nos statuts et nos règles Communication (int. et ext.), services aux adhérents
Armel Huet (Carnoët) Michel Dubuisson (Villers) Laetitia de Montalivet (Loc-Dieu) Agnès Desjobert (La Prée)

 

Présentation des comptes, bilan et budget

 

Le trésorier Gérard Beureux (Clairvaux) présente le compte de résultat, le bilan comptable et fait les commentaires des comptes et du bilan et le budget prévisionnel.

Le Président propose que les cotisations restent inchangées.

Présentation de cister.net

 Le secrétaire Michel Dubuisson présente l’évolution de la fréquentation du site de la Charte.

  • 2012 : 28.539
  • 2013 : 27.976
  • 2014 : 30.518 (+ 9%)
  • 2015 : 38.266 (+ 25%)
  • 2016 : 47.406 (+ 23 %)
  • 2017 : 27.763 visiteurs uniques (- 41%)

L’explication de cette diminution vient d’un changement de la méthode de calcul : l’ancien serveur comptabilisait aussi les robots des moteurs de recherche, le nouveau compte uniquement les vrais visiteurs. Les chiffres sont donc trompeurs. Ainsi, de janvier à mars 2016, le site a attiré 9.294 visiteurs et, de janvier à mars 2017 (date de changement de serveur), 15.875 visiteurs (+ 71 %) !

Depuis l’AG de Noirlac, trois bulletins ont été publiés :

  • Bulletin 27 (juin 2017) : 23 abbayes contributrices – 43 actualités
  • Bulletin 28 (octobre 2017) : 22 abbayes contributrices – 44 actualités
  • Bulletin 29 (mars 2018) : 21 abbayes contributrices – 42 actualités

 

Présentation des nouveaux membres

Le secrétaire présente les nouveaux membres de la Charte arrivés depuis 2017 :

  • Almoster
    • Portugal, Alentejo
    • Eglise en activité
    • 300 visiteurs/an
    • Ouverture sur rendez-vous
    • Organisation de conférences
    • Ligne de Clairvaux
    • Site classé
  • Celas
    • Portugal, Centro
    • 884 visiteurs (2017)
    • Eglise en activité
    • Propriété de l’Etat
    • Organisation de concerts et expositions
    • Fille de Alcobaça (ligne de Clairvaux)
    • Monument classé
  • Bussière-les-Nonains
    • France, Auvergne-Rhône-Alpes
    • Habitation privée, ouverture occasionnelle
    • Fondée en 1188 par les moniales de l’Eclache
    • D’abord abbaye cistercienne de femmes, ensuite prieuré puis exploitation agricole
    • Occupée de façon continue depuis près de 800 ans
  • Staffarda
    • Italie, Piémont
    • Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
    • 000 visiteurs
    • Concerts, expositions, boutique
    • Visites pour adultes et enfants
    • Fille de Tiglieto (ligne de la Ferté)
    • Site classé
  • Rivalta Scrivia
    • Italie, Piémont
    • Eglise paroissiale
    • Ouverte toute l’année
    • Organisation de concerts (4 à 5 par an), expositions, conférences (une fois par semaine, huit mois par an)
    • Ligne de la Ferté
    • Site classé
  • Varnhem
    • Suède, Västergötland
    • Eglise paroissiale luthérienne
    • Vestiges aux alentours
    • Fondée en 1148
    • Fille de Alvastra (ligne de Clairvaux)
    • Organisation de concerts, expositions, conférences
    • Boutique
    • 000 visiteurs/an

 

Vote des résolutions

  • Procès-verbal de l’Assemblée Générale d’avril 2017 : L’Assemblée Générale de l’association Charte européenne des abbayes et sites cisterciens, réunie à l’abbaye de Piedra (Espagne) le 14 avril 2018 approuve à l’unanimité le procès-verbal de l’Assemblée Générale d’avril 2017 présenté par notre Secrétaire, Michel Dubuisson, et publié dans le Bulletin de la Charte N°67 de juin 2017.
  • Rapport moral : L’Assemblée Générale de l’association Charte européenne des abbayes et sites cisterciens, réunie à l’abbaye de Piedra (Espagne) le 14 avril 2018 : approuve à l’unanimité le rapport moral du président.
  • Comptes 2017 : L’Assemblée Générale de l’association Charte européenne des abbayes et sites cisterciens, réunie à l’abbaye de Piedra (Espagne) le 14 avril 2018 approuve à l’unanimité les comptes 2017 présentés par notre Trésorier, Gérard Beureux, certifiés par notre comptable et validés par le Conseil d’administration réuni le 13 avril 2018.
  • Niveau des cotisations 2018 : L’Assemblée Générale de l’association Charte européenne des abbayes et sites cisterciens, réunie à l’abbaye de Piedra (Espagne) le 14 avril 2018 approuve à l’unanimité la proposition du président, François Launay, de maintenir les cotisations identiques à celles de 2017, validée par le Conseil d’administration réuni le 13 avril 2018.
  • Budget prévisionnel 2018 : L’Assemblée Générale de l’association Charte européenne des abbayes et sites cisterciens, réunie à l’abbaye de Piedra (Espagne) le 14 avril 2018 approuve à l’unanimité le Budget prévisionnel 2018 présenté par notre Trésorier, Gérard Beureux et validé par le Conseil d’administration réuni le 13 avril 2018.
  • Renouvellement de six administrateurs : les mandats de Maulbronn, Villers, Herkenrode, Clairvaux, La Prée et le Collège des Bernardins sont en renouvellement cette année (représentés par Peter Braun, Michel Dubuisson, Irène Bien, Gérard Beureux, Agnès Desjobert et Christian Barbier) et ces abbayes sont candidates pour un nouveau mandat de trois ans. L’Assemblée Générale de l’association Charte européenne des Abbayes et Sites cisterciens, réunie à l’abbaye de Piedra (Espagne) le 14 avril 2018 approuve à l’unanimité ces renouvellements de mandats.
  • Il résulte de ce renouvellement de mandats pour Michel Dubuisson et Gérard Beureux qu’ils sont confirmés dans leur fonction au sein du Bureau, respectivement comme Secrétaire et comme Trésorier.

 

Divers

  • Information sur les Itinéraires culturels du Conseil de l’Europe (Route des abbayes cisterciennes)
    • Le secrétaire Michel Dubuisson annonce qu’un rapport intermédiaire d’évaluation a été récemment reçu des Itinéraires culturels, en vue du renouvellement prochain de ce label. Ce processus d’évaluation a commencé à l’été passé et a fait l’objet d’un long échange de questions-réponses demandé par les Itinéraires. Michel Dubuisson a également reçu à Villers en janvier dernier l’évaluatrice venue de Milan dans ce cadre.
    • Michel Dubuisson se rendra avec Ana Pagara (Alcobaça) à Luxembourg le 18 avril prochain pour la fin de ce processus d’évaluation, et présentera à cette occasion les réponses que donne la Charte à ce rapport d’évaluation quant aux différentes recommandations qui y sont formulées
    • Le Conseil de l’Europe transmettra dans les semaines suivantes sa décision sur le renouvellement ou non de ce label pour la Charte.
  • Information sur la prochaine formation des guides et animateurs.
    • Gérard Beureux annonce que la formation 2018 de la Charte se tiendra à Scourmont du mardi 13 novembre en fin de journée jusqu’au vendredi 15 novembre après le petit déjeuner.
    • Des renseignements plus précis seront fournis prochainement.
  • Exposition proposée par Arccis
    • Dominique Mangeot et François Launay sur invitation d’Arccis se sont rendus à Cîteaux à leur AG du 13 mars.
    • Dans ce cadre Arccis a présenté son projet de panneaux d’exposition « Tradition et vie cisterciennes ». Cette exposition a pour but de répondre à la demande faite par quelques abbayes ou sites cisterciens souhaitant disposer de panneaux sur la culture cistercienne pour leurs visiteurs. Elle a été réalisée entièrement par des membres du conseil d’administration d’ARCCIS, et validée par ce même conseil.
    • Les 13 panneaux sont vendus au travers d’une clé USB. 300 € + frais d’impression. Existe uniquement en français. L’exposition est disponible à l’achat. L’achat des panneaux se fait en deux temps : ARCCIS fournit les fichiers numériques ; l’acheteur commande directement les panneaux à l’imprimeur de son choix.
    • Toutes les informations pratiques sont consultables sur ce lien.
    • La clé USB est vendue par ARCCIS au prix de 300 € payables à la commande. Cette clé est à l’usage du seul acheteur ; elle ne peut être ni vendue, ni prêtée à des tiers.
    • Pour toute autre question, il faut s’adresser au secrétariat d’ARCCIS (Association ARCCIS – Abbaye Notre-Dame de Cîteaux – F-21700 Saint Nicolas les Cîteaux. Tél/Fax : [33] (3) 80 61 10 80 secretariat@arccis.org)
  • Edition d’une carte du Bénélux
    • Irène Bien (Herkenrode) annonce qu’à l’initiative de Herkenrode, une carte des abbayes cisterciennes du Bénélux vient d’être éditée.
    • Elle reprend les abbayes cisterciennes habitées et les anciennes abbayes cisterciennes dont d’importants bâtiments ont été préservés. Les bâtiments à l’extérieur des abbayes tels que refuges, fermes, moulins ou granges ne sont pas mentionnés.

Adieu à Nicolas d’Andoque

L’Abbaye de Fontfroide a annoncé ce samedi le décès de Nicolas d’Andoque à l’âge de 87 ans. Il était le petit-fils du célèbre collectionneur et mécène d’art Gustave Fayet, qui avait acheté et rénové l’abbaye de Fontfroide à partir de 1908. Après avoir dirigé le groupe Péchiney, Nicolas d’Andoque géra l’abbaye de Fontfroide de 1982 à 2014, développant l’accueil des visiteurs et les manifestations culturelles, œuvrant pour la sauvegarde de l’abbaye et l’aménagement des jardins. (suite…)

Informations sur le déroulement de l’Assemblée de la Charte à Piedra (Espagne)

L’Assemblée générale de la Charte à Piedra (Espagne) se déroulera le 14 avril 2018 après-midi. Le Conseil d’administration de la Charte, réuni à Pontigny le 15 mars, a adopté à l’unanimité les propositions de Dominique Mangeot, président de la Charte jusqu’à cette date. Ces propositions impliquent une modification temporaire de nos statuts. Ainsi, démarrerons-nous notre réunion annuelle par une Assemblée générale extraordinaire, afin de ratifier ces ajustements fonctionnels. À cette occasion, Dominique Mangeot présentera aux délégués un rapport complet expliquant ce qui a motivé cette décision du 15 mars dernier et mettra à leur disposition tous les documents afférents. Le nouveau Président François Launay présentera ensuite le rapport moral de la Charte, qui portera notamment sur nos perspectives d’action.

Prochaine Assemblée Générale (2018)

A vos agendas : en 2018 l’Assemblée Générale de la Charte se déroulera à Piedra (Espagne). Elle aura lieu le samedi 14 avril 2018 (visite du parc et démonstration de fauconnerie, conférences, Assemblée Générale, visite de Piedra). Le voyage post AG est programmé pour le dimanche 15 (monastère de Veruela, cathédrale de Tarazona, église d’Ibdes) et le lundi 16 avril (Calatayud – Visite des sites « Mudéjar » (Patrimoine de l’Humanité-UNESCO), visite d’une cave, visite du monastère de Huerta). Programme provisoire. Plus d’informations prochainement.

Les Vins d’Abbayes vous informent…

Les Vins d’Abbayes ne cessent de se développer, comme vous l’a rappelé Philippe d’Allaines lors de la dernière AG de la Charte à l’Abbaye de Noirlac. Deux nouvelles Abbayes viennent de rejoindre l’Association des Vins d’Abbayes. L’Abbaye de Lérins, seule Abbaye cistercienne vivante en France produisant du vin et l’Abbaye Notre-Dame de Fidélité de Jouques, qui rassemble une communauté de sœurs bénédictines, lesquelles cultivent des vignes proches d’Aix en Provence. Le dernier salon des Vins d’Abbayes qui s’est tenu les 11 et 12 mars dernier à Paris, dans le cadre de l’ancien Palais Abbatial de Saint-Germain-des-Prés a connu une nouvelle fois un beau succès. Les visiteurs étaient enchantés de rencontrer les différents propriétaires d’Abbayes et de déguster leurs vins issus d’un patrimoine unique ! Les Vins d’Abbayes ont leur place dans toutes les boutiques des Abbayes adhérentes de la Charte cistercienne. Ils peuvent également être servis lors des différentes manifestations organisées au sein des Abbayes. Des tarifs préférentiels sont accordés à tous les adhérents de la Charte. Nous sommes à votre disposition pour tout conseil personnalisé. Vous pouvez consulter l’ensemble de la gamme des Vins d’Abbayes sur www.lesvinsdabbayes.fr. Les devis et commandes sont à adresser à : Stéphanie de Suduiraut – service.client@lesvinsdabbayes.fr

PV de l’AG de Noirlac (8 avril 2017)

Présents : PAGARA Ana (ALCOBACA), LOUIS Dominique (AULPS), LAUNAY François (AUMONE), LAUNAY Françoise (AUMONE), COINTRE Jeanne (BEAUVAIS Grange), ALEONARD Bernard (BEAUVAIS Grange), BRICOU Nicole (BEAUVAIS Grange), BARBIER Christian (BERNARDINS), BARBIER France (BERNARDINS), DUCROT Bertrand (BERNARDINS), DUCROT Cécile (BERNARDINS), PREVOST Carole (BERNARDINS), BERTRAND Josette (BOSQUET ND), FESCHET Catherine (BOSQUET ND), TRIAT Daniele (BOSQUET ND), VINGTAIN Mireille (BOSQUET ND), DOUCET Pierre (BUSSIERE), COLLING David (Clairefontaine), FELLER Bernard (Clairefontaine), BAILLEUX Annette (Clairefontaine), MANCHEL Bernard (Clairefontaine), ORIGER Françoise (Clairefontaine), WARICHET Edmond (Clairefontaine), CORNET Paulette (Clairefontaine), DEOM Christian (Clairefontaine-cor), OGER Anne Marie (Clairefontaine-cor), MANDY Jean Pierre (Clairefontaine-cor), ORIGER Colette (Clairefontaine-cor), DE REMONT Philippe (Clairefontaine arlon), COULON Marie Ange (Clairefontaine arlon), BOUILLET Marie Paule (CLAIRMONT), FOUGEROUSSE Marie Paule (CLAIRMONT), LEROUX Jean-François (CLAIRVAUX), LEROUX Marie Ange (CLAIRVAUX), BEUREUX Gérard (CLAIRVAUX), DOMENGE Jacques (CLAIRVAUX), MASSON Carine (CLAIRVAUX), TESTA Silvia (COLOMBA), DOTTI Angelo (COLOMBA), SILVA Ines (COZ), RONCORONI Elisabetta (CROCE DI TIGLIETO), FRANZESE Pierpaolo (CROCE DI TIGLIETO), SAUTON Camille (ESCALADIEU), NOWE Aude (ESCALADIEU), GIUSTINIANI François (ESCALADIEU), BOISSEAU Denis (ESCALADIEU), LUNDI Christian (ETOILE), DESTOUCHES Olivier (ETOILE), DESTOUCHES Chantal (ETOILE), MONPOINT Olivier (FONTAINE GUERARD), FAYET Antoine (FONTFROIDE), FAYET Véronique (FONTFROIDE), MANGEOT Dominique (FONTMORIGNY), MANGEOT Claude (FONTMORIGNY), BIEN Irène (HERKENRODE), DOLGHIN Marie Claire (KOAD MALOUEN), DOLGHIN Catherine (KOAD MALOUEN), PETIT Jocelyne (LANGONNET), DESJOBERT Agnès (LA PREE), SIMEON Viviane (LA PREE), DE CHOULOT Etienne (LA PREE), DE CHOULOT Bénédicte (LA PREE), MORTELMANS Jacques (LA RAMEE), DE BETHUNE Philippe (LA RAMEE), DE BETHUNE Manoelle (LA RAMEE), MOESGAARD Kirsten (LOGUM), IVERSON Gertrud (LOGUM), BRAUN Peter (MAULBRONN), BRAUN Angelika (MAULBRONN), LAUERSDORF Muriel (MAULBRONN), LATOUR Michel (MORIMOND), LATOUR Anne Marie (MORIMOND), RIMOLDI Piero (MORIMUNDO), PONT José (PIEDRA), TARDIVON Bernar (PIN), TARDIVON Chantal (PIN), FOURNIER Cécile (PIN), FOURNIER Jérôme (PIN), ESPASA Lluis Marcel (POBLET), PAMIES BRU David (POBLET), BOUGAUD Marie Odile (PONTIGNY), VINH Grazyna (PONTIGNY), DURAND Micheline (PONTIGNY), ENSERGUEIX Nathalie (PREUILLY), HUSSON Marie Ange (PREUILLY), HUSSON Yves (PREUILLY), PAQUIER Marie Catherine (PREUILLY), PAQUIER Marie Bruno (PREUILLY), LE GONIDEC Nathalie (ROYAUMONT), BOUCHER François Louis (SIGNY), PEUGNIEZ Bernard (VALLOIRES), PEUGNIEZ Christelle (VALLOIRES), JULITTE Pierre (VAL ND du), JULITTE Anne (VAL ND du), FRAPPIER Catherine (VAL ND du), MANTOVANI Lionel (VAL ND du), VALAGER Michel (VAULUISANT), Mme VALAGER (VAULUISANT), SIRE Hélene (VAULUISANT), LASSALE Jacques (VIGNOGOUL), LASSALE Hélène (VIGNOGOUL), DUBUISSON Michel (VILLERS), FAUTRE Patrick (VILLERS), OSSWALD Walter & Mme (LAFOES)

Représentés : Worschweiler, Altenberg, Ebrach, flines, abondance, schöntal, bad herrenhalb, heiligkreuztal, bebenhausen, salem, vaucelles, askeby, vreta, roosendael, RELEC, ARNSBURG, BEAUPRE

 

Accueil

  • Le Président Dominique Mangeot souhaite à tous la bienvenue à Noirlac pour cette 30e AG de la Charte et particulièrement aux membres venus de pays voisins (Belgique, Allemagne, Danemark, Portugal, Espagne, Italie). Il remercie vivement de leur présence et de leur soutien M. Autissier, Président du Conseil départemental et Mme Sinsoulier-Bigot, Vice-présidente de la Région en charge de la culture et du numérique. Il remercie également les équipes de Noirlac sous la direction de M. Paul Fournier, de La Prée – en particulier Philippe Gallay et Agnès Desjobert – et de Fontmorigny pour l’organisation de cette AG. Ces abbayes collaborent déjà entre elles sur des actions pédagogiques, musicales, culturelles et commerciales. Ce sont des coopérations d’autant plus nécessaires que le territoire du Berry, tout en étant au centre géographique de la France, est éloigné de tout.
  • Autissier dans son mot d’accueil concède que la région est certes un peu désertifiée mais elle abrite aussi quelques pépites. Elle est le premier centre européen de fabrication des canons, munitions, missiles, ce qui représente 8500 emplois. C’est dans la discrétion que le Département travaille. L’attractivité territoriale repose sur l’animation et l’aménagement du territoire. Noirlac incarne d’ailleurs ces deux « jambes » du développement. Le site était naguère dans un état catastrophique, tout à fait sous-utilisé. L’abbaye a été relancée et sauvegardée grâce à l’implication de passionnés et aux investissements du Conseil Départemental. C’est aujourd’hui un centre culturel et de rencontre très apprécié par les Berruyers. A cette nourriture intellectuelle, le président Autissier fait part de son rêve d’adjoindre une nourriture matérielle de qualité, de telle sorte qu’en 2036, à l’occasion du 9e centenaire de l’abbaye, il ne doute pas que les coteaux qui environnent le site produiront le vin de l’abbaye de Noirlac. En effet pour faire vivre et faire connaître l’abbaye, il faut de son point de vue soutenir une hôtellerie de qualité, des bonnes tables, et se mettre en réseau, même si cela peut bousculer des habitudes. Les touristes étrangers, par exemple chinois, attendent ces mises en réseau. Il faut donc s’adapter à ces nouvelles nécessités commerciales.

  • Nous sommes en quorum pour tenir notre AG.
  • La Charte représente 200 abbayes, dont environ la moitié est française. Douze pays européens sont concernés, et quatre sites sont reconnus par l’Unesco (Alcobaça, Fontenay, Maulbronn et Poblet). La Charte regroupe également tous les sites emblématiques de l’histoire cistercienne. Ce qui fait la Charte, c’est le rassemblement de personnes qui s’attachent à la préservation et la valorisation du patrimoine cistercien matériel et immatériel, autour de valeurs solides, à travers un réseau territorial et européen qui met en œuvre des services et des outils.

Rapport moral

  • Après avoir présenté le Bureau, le Président fait le point sur les actions menées depuis la dernière AG de Bronnbach et apporte quelques réflexions sur l’action du CA.
  • Constatant que nos membres se répartissent en 3 catégories, les actifs très impliqués, qui participent aux AG, aux formations, aux news… et coopèrent aisément avec d’autres abbayes, les dormants qui tout en n’étant pas opposés se satisfont d’être répertoriés au sein de la charte et ne sont pas en demande d’actions et les entre deux épisodiquement présents et actifs, notre CA essaie, pour faire vivre et fructifier le réseau, de multiplier les opportunités de rencontres entre les membres et de favoriser la mise en place de coopérations de proximité. Différents exemples de ces coopérations seront présentés au cours de cette AG, notamment la réalisation du guide des abbayes portugaises par Walter Osswald, le travail de recherche sur les abbayes cisterciennes d’Italie par Mme Testa et M. Rimoldi, ainsi que la signification du regroupement des abbayes bretonnes au sein d’un collectif, par Mme Dolghin.

  • Notre Charte n’est pas une instance de représentations mais un réseau d’actions et de coopérations qui doivent bénéficier à tous les monuments engagés et sans doute serait-il opportun de mieux évaluer l’impact et le résultat de ces coopérations au travers d’enquêtes approfondies (proposition de José Pont adoptée au CA de la veille).
  • Notre CA propose également d’acter le principe de créer un grand évènement fédérateur relatif au patrimoine cistercien, ouvert au grand public et capable de nous rassembler. Dans la dernière génération, il y a eu l’exposition tenue à la Conciergerie à Paris en 1990, le colloque de Fontfroide en 1992, Cîteaux 98 et Clairvaux 2015. Dans cette lignée, la Charte se sent prête à prendre le leadership d’un grand événement à définir qui pourrait avoir lieu en 2020 ou 2021. Différents thèmes ont été évoqués comme par exemple les routes des abbayes cisterciennes hier et aujourd’hui, ou encore l’ambition et la vision européenne des cisterciens… mais rien à ce stade n’est encore arrêté. Les membres du CA sous la coordination de François Launay vont dans un premier temps étudier les thèmes possibles, la faisabilité d’un tel projet ainsi que les conditions de sa réussite… Puis nous verrons lequel choisir, qui l’organisera et comment le mettre en œuvre et à quelle date.
  • Pour reprendre l’expression utilisée par Mr Autissier pour Noirlac, les deux « jambes » de la Charte sont les territoires et l’Europe. Le grand rassemblement envisagé devrait permettre de démultiplier des initiatives et des actions de proximité dans tous les territoires. Cela rejoint les initiatives prises en Belgique (notamment la réunion récente des abbayes du Benelux à Herkenrode), en Allemagne (réunion et formation des sites allemands) au Portugal (autour d’Alcobaça, d’Ana Pagara et de W. Osswald) et en France (collectif des abbayes de Bretagne, abbayes du Rouergue etc.).
  • François Launay, Vice-président, présente la mise en place du statut d’observateur au sein du CA.
    • Nous sommes environ 200 adhérents. Aujourd’hui la Charte est représentée au CA par des abbayes de France, de Belgique et d’Allemagne, qui, à eux trois, représentent environ 160 sites. Mais les neuf autres pays n’avaient pas de représentant.
    • Dans la refondation des statuts faite à l’occasion de la charte des valeurs, actée en 2014 à l’AG de Clairefontaine, nous avions prévu un statut pour les observateurs. Cette possibilité a à présent été activée pour accueillir des représentants désignés par les adhérents des pays concernés.
    • Ont été désignés suite à un appel fait par le Président auprès des pays concernés :
      • Ana Pagara pour le Portugal ;
      • Jose Pont (Piedra) pour l’Espagne,
      • Constantin Kinsky pour la Tchéquie
      • Echo favorable à la démarche du côté polonais mais sans qu’il y ait eu désignation d’un représentant, pour l’instant.
      • On espère que l’Italie désignera son observateur (note : Tiglieto a annoncé après l’AG qu’il acceptait le poste d’observateur).
    • En conclusion, le but est que l’information, grâce aux observateurs, circule mieux et de façon directe et personnalisée.
  • Jean-François Leroux fait ensuite le point sur le stage de Timadeuc en novembre 2016 (60 personnes présentes) et rappelle que la formation des guides et animateurs est l’un des piliers de notre charte (5 jours dans une abbaye vivante avec une intervention du Père Abbé sur la Règle de saint Benoît et des formations d’excellent niveau, notamment sur l’histoire, l’architecture et la spiritualité cistercienne… A ce jour seules la France, l’Allemagne et la Belgique ont organisé des stages de formation et notre objectif est que ces formations soient organisées dans tous les autres pays dès que cela leur sera possible.
  • Le Président remercie chaleureusement Jean-François Leroux pour son implication personnelle exceptionnelle au service du succès de ces stages puis il rappelle la position de la Charte sur les Itinéraires Culturels du Conseil de l’Europe. Même si l’organisation de ces itinéraires nous apparaît un peu technocratique (enquêtes, études, rapports, …) l’idée de relier les pays européens par leur patrimoine et de décliner des réseaux économiques et touristiques à travers l’Europe, reste à nos yeux essentielle. Le Président remercie Séverine Brisé d’Escaladieu qui, ces dernières années, a fait le lien avec ces Itinéraires, Sarah Barbara qui a accepté de poursuivre ces liens par courriels et le groupe des relations internationales qui recommande à tous de mettre en place des panneaux routiers à l’entrée de nos agglomérations portant le logo du Conseil. Trois villages actuellement ont déjà mis leur panneau (Archigny, Aulps et Clairvaux) et Olivier Destouches (abbaye de l’Etoile) nous rappelle dans une note intégrée à nos pochettes d’accueil le processus pour obtenir ces panneaux et le coût de l’opération. Le président invite tous les participants à tenter de mettre en place ces panneaux relatifs aux Itinéraires culturels du Conseil de l’Europe.
  • Michel Dubuisson, Secrétaire, fait le point sur le développement de cister.net, du bulletin et des nouvelles affiliations.
    • Trois bulletins sont parus depuis Bronnbach, dont les actualités paraissent sous format pdf et au format html directement sur cister.net, ce qui permet une meilleure visibilité des événements annoncés et un meilleur référencement du site sur les moteurs de recherche.
      • Bulletin 24 (juin 2016) : 27 abbayes contributrices – 56 actualités
      • Bulletin 25 (octobre 2016) : 31 abbayes contributrices – 53 actualités
      • Bulletin 26 (mars 2017) : 25 abbayes contributrices – 52 actualités
    • Ce dynamisme de cister.net entraîne donc un meilleur référencement du site et explique une fréquentation en forte expansion
      • 2012 : 28.539 visiteurs uniques
      • 2013 : 27.976
      • 2014 : 30.518 (+ 9%)
      • 2015 : 38.266 (+ 25%)
      • 2016 : 47.406 visiteurs uniques (+ 23 %)
    • Il présente la toute nouvelle version mobile de cister.net, consultable à l’adresse http ://mobile.cister.net
      • Celle-ci propose aux touristes en visite sur les sites :
        • une présentation de chaque abbaye membre,
        • un lien vers le site web du membre,
        • la possibilité de pointer le site parmi ses favoris,
        • l’itinéraire pour se rendre vers le site sélectionné,
        • un pointage de tous les sites qui se trouvent dans un rayon de 100 km à vol d’oiseau,
        • les actualités publiées dans le bulletin.
      • Une version anglaise et allemande complétera bientôt le site mobile.
    • Le Secrétaire présente les sept nouveaux membres qui ont rejoint la Charte depuis la dernière AG. Il s’agit de :
      • HEILIGKREUZTAL
        • Allemagne, Bade-Wurtemberg
        • Fondée en 1227
        • 8000 visiteurs/an
        • Concerts, conférences, expositions, locations, hôtellerie, boutique
        • Monument classé
        • Centre spirituel de rencontre et de ressourcement
        • kloster-heiligkreuztal.de
      • POBLET
        • Espagne, Tarragona
        • Abbaye vivante
        • Fondée en 1151
        • Dissoute en 1835
        • Nouvelle communauté depuis 1940
        • Organisation de concerts, expositions, conférences
        • Fille de Fontfroide
        • Patrimoine mondial de l’Unesco
        • poblet.cat
        • 000 visiteurs/an
        • Boutique
      • CASBAS
        • Espagne, Aragon
        • Concerts, conférences, expositions, boutique
        • Fille de Morimond
        • Site classé
        • Jardin de légumes bios
      • Lorvão
        • Portugal, Centre
        • Fondée au 9e s et affiliée à Cîteaux vers 1206
        • Hôpital psychiatrique
        • Organisation de concerts et conférences
        • 4500 visiteurs/an
        • Monument classé
      • CELLIER DE BAR SUR AUBE
        • France, Grand Est
        • Estimation 10.500 visiteurs par an
        • Activités principales : restauration
        • Site classé
        • Dépendance de Clairvaux
      • BELLAIGUE (demande écrite non encore parvenue, aussitôt qu’elle le sera le président fera part de l’accord de l’AG pour cette candidature)
        • France, Auvergne – Rhône-Alpes
        • Prieuré fondé en 950, affiliée à Cîteaux en 1137
        • Vendue à la Révolution
        • Abbaye vivante (Bénédictins) depuis 2000
        • Toitures restaurées
        • Projet d’aménagement d’un nouveau cloître
      • AMIS DE FONTFROIDE
        • France, Occitanie
        • Association fondée en 1984
        • Activités principales : concerts, travaux de restauration, voyages
        • Edition d’un bulletin d’information
      • Le Président rappelle quelques rassemblements cisterciens récents auxquels il a pu assister et représenter la Charte notamment :
        • 8ème centenaire de La Ramée, fêté lors de l’ouverture des Journées du Patrimoine en Belgique wallonne. Le CA y était représenté en nombre. Ce fut une magnifique journée avec un grandiose spectacle audiovisuel et un dîner chaleureux et amical. The place to be en Belgique, ce jour-là. Le Président remercie Jacques Mortelmans, Manoelle et Philippe de Béthune pour leur accueil et l’organisation d’un magnifique diner dans la grange céréalière.
        • Premières journées cisterciennes européennes d’Alcobaça en langues anglaise et portugaise. 50 personnes étaient présentes dont une vingtaine de la Charte, notamment W. Osswald (conférence sur le développement de son site + guide des monastères), le propriétaire de l’abbaye de Jervaulx (non adhérent à la Charte), Silvia Testa (présentation de son travail de recensement avec P. Rimoldi de tous les sites en Italie), JL de Lagausie (présentation de l’association des Amis de Fontfroide), le Président (présentation de la Charte), l’abbaye de Zdar (avec Nicolas Kinsky), Herkenrode représentée par Irène Bien etc. Une journée internationale mise en place par Ana Pagara très utile au plan politique (présence du Ministre délégué à la culture) et réussie pour Alcobaça.
        • L’Etoile, pour l’inauguration des vitraux (le 25 novembre 2016), en présence notamment du Père Abbé de Fontgombault, des représentants politiques locaux (député, sous-préfet, maire, ancien maire) et d’Olivier Destouches, Président de l’association des Amis de l’Etoile, accompagné des anciens Présidents de l’Association, MM. Jacques Lonhienne et Claude Garda et du Président de la Charte qui là encore insiste sur l’accueil remarquable dont il a fait l’objet et l’importance d’avoir pu réaliser ce type d’évènements pour la sauvegarde de cet ensemble cistercien .
        • Le Président mentionne également la réunion des abbayes du Bénélux (à laquelle il n’a pu assister) à l’initiative d’Herkenrode, le 17 mars 2017 dans l’ancienne porterie de l’abbaye. L’objectif était de comparer le modèle de gestion des abbayes belges et de considérer ce que chaque abbaye pouvait apprendre les unes des autres, (difficultés et opportunités). Les quinze abbayes présentes projettent d’éditer, dès que possible, une carte des abbayes cisterciennes du Bénélux.
        • D’autres réunions se sont récemment tenues entre les abbayes allemandes, les abbayes et granges du Rouergue (rencontres régulières et journées d’études en vue de valoriser les lieux cisterciens de cette Région ) et les abbayes bretonnes qui, au cours de cette AG exposeront les raisons qui les ont conduits à créer une association spécifique en complément de leur présence à la Charte.
      • Le Vice-président, François Launay, évoque nos relations avec Arccis (Association pour le Rayonnement de la Culture cistercienne). Chacun connaît bien son champ de travail, entre association laïque et association spirituelle. Cela s’est traduit par l’intervention de dom Vladimir à Clairvaux 2015. Arccis est une association de langue française avec qui la Charte continuera de développer des actions sur des intérêts communs.
      • Le Président annonce que les prochaines AG seront celles de Piedra en 2018 (13-16 avril – AG le samedi 14), Timadeuc en 2019 (collectif des abbayes bretonnes), peut-être Tiglieto en 2020 (ça n’a pas encore été confirmé au CA et en Bureau, mais c’est en bonne voie).

Rapport financier et budget prévisionnel 2017

Renouvellement statutaire des membres du CA et candidatures

  • Tous les trois ans, un tiers des membres du CA sont renouvelés.
  • Sont candidats au renouvellement :
    • Fontmorigny
    • Petit Cîteaux / L’Aumône
    • Loc-Dieu
    • Escaladieu
    • Fontfroide
  • Nouveau candidat : Saint-Maurice de Carnoët, en Bretagne (M. Gwenael Guillouzouic)
  • Suite au départ de la personne de contact de la Charte, M. Delerce parti diriger le château de Montrottier, Aulps retire sa candidature au CA.
  • Echanges
    • Philippe de Béthune de l’abbaye de la Ramée estime qu’il manque peut-être un ambassadeur/ambassadrice possible de la Charte européenne parfaitement polyglotte au sein du Bureau ; il pense à Irène Bien d’Herkenrode.
    • Walter Osswald dit n’avoir aucune opposition aux candidats, mais pense qu’il faudrait que la procédure soit plus formelle. Il a l’impression que l’AG entérine seulement ce qui a déjà été décidé en petit comité.
    • Silvia Testa estime également qu’Irène Bien qui organise depuis des années des voyages doit avoir une place reconnue dans les instances de direction de la Charte.
    • Leroux rappelle qu’Herkenrode représenté par Irène est bel et bien déjà membre du CA (son renouvellement est prévu l’an prochain)
    • Giustiniani d’Escaladieu rappelle que suivant le statut des associations-lois 1901, l’AG vote pour les administrateurs du CA, et c’est à la charge du CA et non de l’AG de voter pour la composition du Bureau.
    • Le Président conclut dans le même sens, en disant qu’il n’a aucun problème pour discuter d’éventuelles nouvelles fonctions au Bureau ou au CA, mais que ce n’est pas juridiquement le moment, et que ce sera (en respect de nos statuts) inscrits à l’ordre du jour du prochain CA. Il acte que les statuts ont été respectés par le candidat breton (et qu’il est donc éligible) et admet que les notions statutaires ne sont pas toujours bien connues par les membres de la Charte (les statuts sont pourtant à disposition de tous) et qu’il faudra, à l’avenir, mieux les expliquer. Quant à la fonction d’ambassadeur proposé par Philippe de Béthune et Sylvia Testa, il n’est pas favorable à titre personnel de la déléguer à une seule personne, considérant que nous devons tous être ambassadeurs de la Charte. Il rappelle également qu’il a demandé à JL de Lagausie (proposition acceptée par lui) d’être conseiller du Président sur certains points spécifiques comme la proposition et l’organisation de voyages cisterciens.

Votes

  • Le rapport moral est approuvé à l’unanimité
  • Le rapport financier pour l’année 2016 est approuvé à l’unanimité
  • La proposition de budget 2017 est approuvée à l’unanimité
  • Vote pour les administrateurs :
    • Renouvellement de Fontmorigny. Approuvé à l’unanimité moins une abstention
    • Renouvellement de Petit Cîteaux. Approuvé à l’unanimité moins une abstention
    • Renouvellement de Loc-Dieu. Approuvé à l’unanimité moins une abstention et 10 votes contre (le Président demande d’excuser l’absence des représentants de Loc-Dieu retenus pour raison familiale)
    • Renouvellement d’Escaladieu. Approuvé à l’unanimité moins une abstention
    • Renouvellement de Fontfroide. Approuvé à l’unanimité moins une abstention
    • Candidature de Saint-Maurice de Carnoët. Approuvé à l’unanimité moins une abstention

La réunion s’est poursuivie par les interventions suivantes :

  • De la restauration d’un site cistercien à la réalisation d’un guide des monastères portugais (W. Oswald)
  • Les abbayes de Bretagne en réseau, une source d’attractivité territoriale (M.C. Dolghin)
  • Recherches pour un guide touristique des abbayes cisterciennes en Italie (S. Testa )
  • Statut et rôle des convers au sein de l’Ordre Cistercien (J.R. Ladurée)
  • Rappel des conclusions du colloque de Clairvaux (juin 2015) sur l’économie cistercienne du 12e au 18e siècle (J.F. Leroux)
  • « Ora et Labora » à l’abbaye de Sept-fons (Père Abbé)
  • L’association des Vins et Bières d’abbayes : déjà 8 ans ! (Philippe d’Allaines)
  • Modèle économique de Maulbronn, l’abbaye cistercienne la plus visitée d’Allemagne (P. Braun)
  • Modèle économique de l’abbaye de Noirlac, Centre Culturel et de Rencontre (P. Fournier)
  • Avant-Première du film de Michel David : « Les humbles, à jamais, se dérobent … »

RV on line…

Les présentations faites lors de l’AG sont consultables en ligne à l’adresse suivante : www.cister.net/AGNoirlac

Décès de Bernard Gamby

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de Bernard Gamby, longtemps représentant de l’Abbaye de Vauluisant au sein de la Charte. Nous ne pouvons oublier qu’il fit partie des cinq fondateurs de notre Association. L’une des premières réunions eut lieu dans cette abbaye du Sénonais (Yonne), riche de sa belle porterie Notre Dame. Bernard Gamby nous a laissé deux témoignages de son action au sein du Conseil d’Administration. C’est lui qui a conçu la très belle plaque identitaire « Routes des abbayes cisterciennes » avec le logo qui figure désormais sur tous nos documents, magnifique graphisme inspiré de la sobre feuille d’eau (cister) de Citeaux. Bernard Gamby a également lancé la Carte des abbayes cisterciennes de France que tout le monde connaît. Nous le voyions moins depuis quelques années mais nous savons qu’il est de ceux qui firent la Charte. Nous adressons nos plus sincères condoléances à son épouse, à sa famille et à tous ses amis de Vauluisant. JFL- 03 février 2017

Réunion des abbayes du Bénélux

L’association de l’abbaye de Herkenrode a invité tous les sites cisterciens du Bénélux pour une journée d’étude et de contact le 17 mars 2017 dans l’ancienne porterie de l’abbaye. L’objectif était de comparer la gestion des abbayes cisterciennes et de voir ce que nous pouvons apprendre les uns des autres, quelles sont les difficultés mais surtout en saisir les opportunités. Les abbayes de Westmalle, Achel, Keizersberg, Ten Duinen, Roosendael, Herkenrode, La Ramée, Aulne, Villers, Clairefontaine, La Paix-Dieu, Val-Dieu, Galilea Major, Claercamp et Roermond ont répondu présentes à l’invitation. Un beau moment de rencontres, d’échanges et de convivialité !

Noirlac 2017

Au centre de la France, au cœur du Berry, c’est la magnifique abbaye de Noirlac qui nous accueillera pour l’Assemblée Générale du 8 avril. Cette journée sera prolongée, pour ceux qui le veulent, par un voyage de découverte des abbayes et des hauts-lieux du Berry : l’abbaye de Fontmorigny, au passé monastique et industriel, modèle de restauration patrimoniale, la Cathédrale de Bourges, parmi les plus belles d’Europe, ainsi que le Palais Jacques Cœur, l’abbaye Notre-Dame de La Prée, lieu de vie et de création dans l’Indre et enfin la maison de George Sand, que fréquentèrent Chopin, Liszt et bien d’autres artistes de l’époque… Merci aux adhérents non présents à Noirlac d’envoyer un pouvoir selon le modèle proposé ci-dessous : www.cister.net/pdf/pouvoir-vollmacht-power-of-attorney.pdf

Nouveaux membres

Le Conseil d’Administration de la Charte tenu le 5 septembre 2016 à Paris a approuvé la candidature de deux nouveaux membres : les abbayes de Casbas (Espagne – Aragon) et de Heiligkreuztal (Allemagne – Bade-Wurtemberg). Nous leur souhaitons chaleureusement la bienvenue.