- Abbaye

Val (Le)

 

En 1125, un groupe de moines, venant de l'abbaye de la Cour Dieu, vint s'établir sur les terres de Mériel en un lieu appelé le Vieux Moutiers. Le roi Louis VII confirma au premier abbé Thibault et à ses frères les concessions acquises sur le fief royal, ainsi que les autres donations, dont celle d'Ansel de l'Isle.

Après la guerre de cent ans, l'abbé du Val fut mandaté pour la «réformation» des abbayes des provinces de Lyon, Berry, Poitou et Bourgogne. Charles de Villiers de l'Isle Adam, évêque de Beauvais, fut le premier abbé commendataire en 1507. L'aumônier du roi, Gilbert Jean de Bellenave, surnommé «abbé de la raquette», fit construire un jeu de paume au sein de l'abbaye et Henri de Gondi, appelé «abbé régulier sans règle» termina la liste des abbés cisterciens à sa mort en 1616. 

En installant les Feuillants à Paris, Henri III leur donna un brevet sur l'abbaye du Val. Mais les prédications du ligueur Bernard de Montgaillard, appelé « le petit Feuillant », suspendirent ce projet et, ce n'est qu'en 1630, après le départ des derniers moines cisterciens, que les Feuillants prirent possession des lieux. Vendu comme bien national et transformé en carrière, le site devient résidence secondaire avec Régnaud de St Jean d'Angely, conseiller de Napoléon et, en 1838, le poète romantique, Jules Lefèvre-Deumier y écrivit « les Vespres de l'abbaye du Val ». A voir : le bâtiment des moines et la galerie nord du cloître.

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