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<h1>Valloires</h1>
 
Coordonnées
 
Valloires
Ville Argoules
Région Picardie
Pays / Région France
 
Téléphone +33 03 22 29 62 33
 
 
Site Internet www.abbaye-valloires.com
 
Description
 
 

VALLOIRES, FILLE DE CITEAUX

Valloires, fille de Cîteaux, s’inscrit dans cette lignée des chercheurs fous de Dieu. Près de six siècles de louanges communautaires, de retour à l’exigence de la Règle de St Benoît, et à la Vérité de l’Evangile. La fondation de Valloires par les comtes de Ponthieu, alliés à la puissante famille de Bourgogne, est très ancienne. Le premier acte établissant cette présence cistercienne semble être la chartre de fondation elle-même, délivrée en janvier 1137 par Rainaud de Bar, abbé général, et le comte Guy II de Ponthieu. Les premiers moines blancs envoyés de Cîteaux, parmi lesquels Odon et Hugues le premier abbé, s’établirent définitivement à Valloires près de l’Authie, en 1158. La fondation fut accompagnée de nombreux dons de terres, bois, rentes, dîmes et moulins. Cette prospérité permit aux cisterciens de consacrer une première abbatiale de style ogival dès 1226.

DES SIECLES DE FEU, DE FER ET DE SANG

Le Ponthieu apparut vite comme le théâtre de conflits majeurs. La Guerre de Cent Ans apporta son lot d’épreuves : la Bataille de Crécy en 1346 se déroula à proximité des terres de l’Abbaye. Le Quinzième siècle vit aussi s’opposer la couronne de France, les Bourguignons et les Anglais … suivirent les guerres de Religion … Chaque fois les religieux fuyaient vers Montreuil ou Abbeville. La Guerre de Trente Ans au XVIIième siècle reste cependant la plus désolante : face aux espagnols qui ravageaient le Val d’Authie jusqu’à Doullens, Valloires ne fut jamais épargnée et souffrit cruellement. De 1635 à 1643, la « laus perennis » cessa, les moines faisant place aux armes. Une reconstruction des bâtiments conventuels s’imposa. L’abbé commendataire Martineau entreprit les travaux de restauration nécessaire ; le monastère actuel fut mis en chantier à la fin du XVIIième et au début du XVIIIième siècle. Vers 1730, cet ensemble flambant neuf était encore flanqué de la vieille abbatiale du XIIIième siècle.

DOM COMEAU … ET AUTRES PRIEURS VIGILANTS

La prière de la communauté, composé désormais de dix à quinze moines, put s’élever de nouveau. Sous l’autorité de prieurs vigilants la Règle fut restaurée et la discipline respectée. En 1738 l’effondrement de l’église obligea les religieux à reconstruire une nouvelle abbatiale. Les plans furent établis par l’architecte Raoul Coignard et les travaux débutèrent dès 1741 sous l’autorité du maître-maçon Collet. Le gros œuvre étant achevé en 1750, la décoration intérieure fut alors confiée au sculpteur autrichien Pfaff de Pfaffenhoffen et au ferronnier d’art Jean-Baptiste Veyren, dit « le Vivarais ». L’Abbatiale a été consacrée en 1756. Pourtant les moines ne profitèrent pas longtemps de ce nouveau et beau monastère, en 1790, les lois révolutionnaires chassèrent les derniers religieux et décrétèrent l ‘Abbaye « bien national ». Cependant, Valloires ne fut l’objet d’aucun vandalisme grâce à l’action providentielle de Jourdain de l’Eloge, châtelain d’Argoules.

UNE SINGULIERE SOCIETE D’ARTISANS CHRETIENS

Fondée par Joseph Leleu en Belgique, la communauté laïque des Basiliens reste une expérience originale dans l’histoire de l’église : se présentant comme de simples artisans chrétiens, ces hommes renonçaient à prononcer des vœux monastiques mais manifestaient le désir de vivre à Valloires dans le travail et la prière. Les travaux des champs et l’artisanat restaient des éléments essentiels de leur idéal ; on vit même parmi eux des facteurs d’Orgue. En 1880, les derniers Basiliens acceptèrent la venue à Valloires des frères de St Vincent de Paul. Mais la loi de séparation de 1901 sur les Congrégations et la loi de l’église et de l’Etat en 1905 chassa de nouveaux les résidents de l’Abbaye. Malgré le classement par les Monuments Historiques en 1907, l’Abbaye resta de nombreuses années inoccupée, sauf durant la Première Guerre Mondiale ou elle abrita une mission sanitaire belge.

AIMER, SOIGNER, GUERIR...

Février 1922. Mlle PAPILLON, jeune infirmière de la Croix Rouge française visite l’ancienne Abbaye de Valloires, en quête d’un havre susceptible d’accueillir des enfants pré-tuberculeux. Bientôt les cris des premiers bambins animent le cloître. Ce sont là les prémices d’une formidable œuvre sociale …Présente auprès des familles désemparées devant un aussi douloureux traumatisme et sensible aux enfants menacés par la tuberculose, elle entreprit résolument la fondation d’un préventorium à Valloires.

 
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Valloires
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